Stéphen Lévy-Kuentz  

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Train wreck at Montparnasse (October 22, 1895) by Studio Lévy and Sons.
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Train wreck at Montparnasse (October 22, 1895) by Studio Lévy and Sons.

Stéphan Lévy-Kuentz est un écrivain et critique d'art français. Ancien lauréat de la Fondation Laurent-Vibert de Lourmarin, il a crée en 1998 la collection d'essais "L'Attrape-corps" (La Musardine) et l'a dirigée jusqu'en 2002 (y furent publiés : Alain Fleischer, Bernard Dufour, Serge Koster, Sarane Alexandrian, Serge Safran, Emmanuel Pierrat...). Partagé entre fiction et critique d'art - qui pour lui sont mêlées - son travail est orienté depuis dix ans sur les dispositifs d'interaction littéraire. Critique d'art, il a collaboré au magazine Cimaise et été coordinateur de la Biennale Internationale du Film sur l'Art (BIFA) au Centre Pompidou. Spécialiste de Jules Pascin et défenseur de la jeune peinture russe contemporaine en France, il est le frère du cinéaste François Lévy-Kuentz avec lequel il collabore. Il a signé plusieurs films sur l'art pour les musées institutionnels (Beaubourg, MAM, Grand Palais) édités par la RMN dont : Man Ray", "Pascin", "Chagall ( Award 2004 du Festival international du film d'Archives) , Paul Klee (Prix du meilleur film éducatif, FIFA de Montréal 2006), Yves Klein ( Prix du meilleur portrait, FIFA de Montréal 2007) et Alexandre Calder (2008). Tiré d' une de ses nouvelles et réalisé par son frère, il est l’auteur d’un court-métrage de fiction (Le nègre, 1997) interprété par Pierre Clémenti, Jean-Claude Dreyfus, Catherine Lachens, Christian Boltanski et primé au 50ème Festival de Montécatini (Italie).

Œuvres

ROMANS


ESSAIS SUR L'ART

  • "Traités secrets". Dessins d'Hayashi (avec Catherine Robbe-Grillet) Tréville, Tokyo Japon. 1996
  • "Les Biomaniéristes". Tréville, Tokyo Japon. 1997
  • "Transversalistes russes". Orel Art. FIAC 2004
  • Femmes de plâtre : Essai sur l'art médical de Romain Slocombe, photos de Romain Slocombe, Paris, La Musardine, 2005 Template:ISBN
  • Divers articles sur l'art in Dictionnaire de la Pornographie (Collectif, dir. Philippe Di Folco), Presses Universitaires de France, 2005.
  • "Sex Toys Forever", anthologie critique (avec Bertrand Ferrier) Marabout 2005 (Préface de Catherine Millet)
  • "Généalogie du fantasme" (sur Anton Solomoukha). Ed. Artvalue 2006
  • "Russia in Focus" (l'avant-garde russe contemporaine) Orel Art 2008
  • "Pascin" Monographie. La Différence 2008 (à paraître)


LIVRES CATALOGUES

  • "Dubossarsky &Vinogradov". Orel Art Ed. 2003
  • "Valery Koshlyakov". Orel Art Ed. 2004
  • "Transversalistes russes". Orel Art Ed. FIAC 2004.
  • "Dynamique de la désillusion" (Sur Valérie Pavia) Lowave 2005
  • "Pascin Centenaire", triple exposition commémorative rue des Beaux Arts (Galeries Aittouarès-Rambert-Le mInotaure, Paris) 2005
  • "La matière comme fiction" (Sur Jean-Pierre Ruel) Aittouarès 2007
  • Petr Axenoff, Galerie Orel Art (Paris&Moscou). 2007


CATALOGUES MUSEES

  • "Monsù Desiderio" ( Plaquette). Musée de la Cour d’Or, Metz 2004
  • "Jean Raine, l’indocile". Musée d’Art Moderne d’Ostende (Belgique). 2006


ENTRETIENS

  • "Voir la peinture" Entretiens avec Bernard Noël. Le Trait 2003
  • Ecrire l'Eros, entretien avec Jacques Serguine, Paris, Blanche, 2004 Template:ISBN


CHOIX & PRESENTATIONS"

  • Jean Raine. "Oeuvre Poétique". Ed de la Différence 93.
  • Théodore Koenig. "L'aphorismose". Ed de la Différence 95.


POESIE & NOUVELLES"

  • "Le goût du sel", Clapas 94.
  • "Passante" ( Préf. Bernard Noël) Yéo. 1997
  • "L’heure blanche", nouvelle. Fleuve Noir/Libération 1999


JEUNESSE (Albums)

  • "Téo le petit loup" Hachette jeunesse 1989 (Prix de la S.P.A 1989)
  • "Impasse de la lune". Epigones 1993 (Illustrations de Marcelino Truong)
  • "Quand tu seras petite". Casterman 1999 (Illustrations de Anne Herbauts)


AUDIO VISUEL

  • "This is Man Ray", avec la participation de Juliet Man Ray. 1989. Fest. du Film de Deauville 90. Coffret DVD. Ed. Dilecta. Mai 2008
  • Arroyo Cadaquès. 26’ 1995
  • Pascin l’impudique, 52’. La Cinquième/Paris Première/Réunion des Musées Nationaux 2000.
  • Chagall, à la Russie aux ânes et aux autres, 52’ INA/Réunion des Musées Nationaux 2003. En collaboration avec Pierre Schneider.

Grand Prix du Festival International du Film d’Archives (F.I.A.T Award 2004) & Prix de la démarche d’artiste, Festival international du film d’art de l’UNESCO 2004.

  • Paul Klee, le silence de l’ange, 52’Arte 2005. Prix du meilleur film éducatif, Festival International du Film sur l’Art (FIFA) Montréal 2006.
  • Yves Klein, La révolution bleue, 52’. Centre Pompidou/MK2/La Cinquième/Archives Y.K.

Prix du meilleur portrait d’artiste. Festival International du Film sur l’Art (FIFA) Montréal 2007; Grand Prix du festival documentaire de Milan 2007; Étoile de la SCAM 2008.


REGARDS ET PREFACES (extraits)

  • En une série de chapitres dont la rigoureuse ordonnance n'a rien à envier aux célèbres énumérations de Borgès, rien n'échappe à sa science, à sa méditation. Pierre Bourgeade
  • On dirait que change tout à coup le contact des yeux par le toucher des mots. c'est moins le sens qui devient plus vif que l'inflexion, cette chose faite d'éclats de langue et aussi bien une sorte de caresse verbale reprise et prolongée. Chaque strophe est un évènement réfléchi qui résonne en nous longuement comme si l'écho tirait soudain de la mémoire une bulle de temps. Bernard Noël
  • Des pages dont le dessin se grave avec de grandes forces. Jean-Pierre Faye
  • Des poèmes qui m'ont ouvert un espace peuplé, qui m'ont donné à toucher quelque chose. Guillevic
  • Une petite mythologie (je pense bien sûr à Barthes) fine, caustique efficace. Christian Prigent
  • Un texte qui ne manque pas de qualités littéraires. Bertrand Poirot-Delpech
  • Des qualités émotives et une rigueur qui sont réelles.Yves di Manno
  • Un livre très étonnant,fort et âpre. Denis Roche
  • Poids de ses mots ai-je dit, ce qui ne veut pas dire prose pesante tant son essai a l'élan et l'aisance d'un texte littéraire. Jacques Henric
  • Il n'est jamais aisé d'être le premier à parler d'une oeuvre, surtout lorsqu'elle est aussi déconcertante que celle de Slocombe. Stéphan Lévy-Kuentz a relevé le défi avec brio et pertinence. Roland Jaccard
  • Cet auteur est un écrivain : il invente son écriture, ce fameux style, et même dans une certaine mesure, sa forme. Il faut lire ce livre. Je dirais qu'il soutient l'épreuve de la relecture. Il peut même apparaître plus nouveau, plus décapant et plus riche, cela ne court pas les chemins.Jacques Serguine
  • Et si Deleuze dit que la femme n'est pas femme par nature mais qu'elle doit le devenir, Lévy-Kuentz montre à quel point le fasciste est justement une force d'inertie , un non-devenir ensommeillé et alourdi par la bêtise. Finalement Lévy-Kuentz donne à lire une définition du fascisme qui se passe de commentaire tant elle est sobre et puissante. Lea Bismuth (Art press)
  • Une cartographie des objets du désir traitée avec esprit et dotée d'une iconographie élégante. Nathalie Dray (Les Inrockuptibles)
  • Stéphan Lévy-Kuentz fait partie de ces intellectuels discrets et exigeants. Fin connaisseur d'art, il prolonge ses recherches esthétiques d'une réflexion singulière sur une sorte de politique des sentiments dont ce court et pénétrant roman trace les contours. Cédric Bru (Les obsédés textuels)

CRITIQUE D'ART

  • "Un parcourt fulgurant que ce film exemplaire retrace avec une grande justesse et sans complaisance". Harry Bellet, à propos d'Yves Klein (Le Monde, 2007)
  • "Ce film confirme que Stéphan et François Lévy-Kuentz sont actuellement les tout premiers dans le domaine du film sur l'art". (Zeuxis, 2007)


EXTRAIT

"J'ai toujours été contre. Votre entourage possède une certaine faculté à vous attendre là où il vous verrait bien mais où vous n'avez aucune intention de vous rendre. La destinée du monde s'étant toujours jouée dans les cours de récréation et déjouée dans les chambres à coucher, aller contre est une utopie. J'ai toujours été indécis, cet variation élaborée du contre, cette capacité à éluder les sollicitations d’un monde qui vous happe. Dans le travail par exemple, cette production à marche forcée si contraire à notre nature secrète. Comme dans toute forme d'accoutumance, chacun finit pourtant par s'y résoudre, par lui être reconnaissant de prendre en charge nos jours et notre esprit. L'époque se voit par ailleurs parsemée de leurres divertissants, savamment disposés pour contenir des foules désormais informées. Dans la gigantesque salle d'attente à ciel ouvert que nos corps physiques sont bien condamnés à partager avec les brutes, les fous, les snobs et les abrutis, une secte d’entrepreneurs avides s’est mis en tête de précéder les aspirations de leur cheptel. Ainsi, sous toutes ses formes, le profit reste désormais le combustible incontournable de la civilisation. Les fruits sauvages ne demandent pourtant ni à être cueillis, ni à être formatés. Une fois mûrs, ils s’offrent simplement aux oiseaux ou bien, échappant à l'humiliation de l'étalage, se décomposent au pied même de leur arbre généalogique afin d’assurer une pérennité. On ne respecte pas les fruits. Dans mes silences, j'avais toujours pensé de la sorte. Sans nourrir le doute, l'exploitation industrielle de l'esprit m'était depuis longtemps apparue suspecte, telles, flouées de leur âge d'or, ces bananes déportées qui mûrissent sans joie dans le ventre obscur des cargos. Porté par ces certitudes sécrétées - reconnaissons-le humblement - par la chimie fluctuante et aléatoire de mon cerveau, relevant sans empressement mes lignes au gré du fleuve quelque peu absurde qui me portait, j'avais toujours vécu ainsi, en scribe debout, à l'écoute de messages capturés dans le ciel ou remontés du sol en une rosée heureuse. Oui, certains livres se posent ainsi, tels des casiers à écrevisses au gré d'un courant qui vient à eux. Cette conception de mon passage sur cette planète n'était-elle que paresse de dilettante ? Sans doute. Mais je m'étais pour le moins engagé à ne forcer ni l'harmonie du temps qui passe, ni le rythme de ma volonté. Je donnerais le fruit qui viendrait, ni plus, ni moins. Le fruit désiré."

(Du même auteur, MOTIFS/SERPENT A PLUMES, sortie le 20 mars 2008)




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