Sous les pavés, la plage!  

From The Art and Popular Culture Encyclopedia

Jump to: navigation, search

Related e

Google
Wikipedia
Wiktionary
Wiki Commons
Wikisource
YouTube
Shop


Featured:
Train wreck at Montparnasse (October 22, 1895) by Studio Lévy and Sons.
Enlarge
Train wreck at Montparnasse (October 22, 1895) by Studio Lévy and Sons.

Sous les pavés, la plage![1] ("Beneath the paving stones - the beach!") is a Situationist graffiti, found in the streets of Paris during the May 1968 upheavals.

It was coined by student activist Bernard Cousin, in collaboration with public relations expert Bernard Fritsch.

The phrase became a symbol of the events and popular movement during the spring of 1968, when the revolutionary students began to build barricades in the streets of major cities by tearing up street pavement stone. As the first barricades were raised, the students recognized that the stone setts were placed on top of sand.

The statement encapsulated the movement's views on urbanization and modern society in both a literal and metaphorical form.

Contents

French write-up

« Sous les pavés, la plage ! » est un slogan de Mai 68.

La phrase reste un symbole des événements qui secouèrent la France au Printemps 1968, ainsi dans les premiers jours des manifestations, lorsque les premières barricades furent élevées, les étudiants constatèrent que les pavés des barricades étaient posés sur un lit de sable. Plus qu'une incitation à la construction de barricades et au jet de pavés sur les CRS, le slogan résume les aspirations de Mai 68, le désir de liberté. Scandé ou écrit sur les murs « Sous les pavés, la plage ! » reste avec « CRS=SS » et « Il est interdit d'interdire ! », l'un des slogans soixante-huitards les plus connus.

Origine

L'auteur de cet aphorisme ne serait pas un étudiant, mais un jeune travailleur en grève. Il se nommerait Bernard Cousin, qui le propose, le 22 mai 1968, dans un débat sur de possibles graffitis à effectuer sur les murs. À l'origine, il devait être : « Il y a de l'herbe sous les pavés ». Mais devant l'amalgame possible, le mot « herbe » (en allusion au haschich ou au cannabis) et que cela faisait « trop nature », le mot « sable », réellement utilisé sous les pavés dans la construction des rues, s'impose. Écrit au feutre rouge sur une feuille, la virgule est ensuite rajoutée au stylo bleu. Il est graffé pour la première fois à la place du Panthéon. Puis une centaine de réalisations sont effectuées par la suite sur les murs de Paris.

"On cherchait quelque chose à rechercher sous les pavés pour inciter le chaland à les retirer, c'est venu assez naturellement car pour noyer les grenades des CRS on ouvrait les vannes des trottoirs et l'eau coulait sur le lit de sable qui servait d'assise aux pavés parisiens. Pour évoquer un avenir paradisiaque commun aux deux compères, si différents de philosophie, nous n'avons trouvé que notre joie d'enfant à la plage.|Bernard Cousin|Sous les pavés, la plage. Quarante ans après."


Par ailleurs, le pamphlétaire Jean-Edern Hallier, prétend dans son ouvrage Bréviaire pour une jeunesse déracinée être l'inventeur de ce slogan : « Ce mot d'ordre que j'inventai au tableau noir du grand amphithéâtre Richelieu à la Sorbonne en mai 68 : Sous les pavés la plage... ».

Bibliographie et sources

Iconographie

  • Le slogan a été photographié par Roger-Viollet, ainsi que par des anonymes.

Postérité

  • En 1972, Léo Ferré retourne ce slogan dans la chanson Il n'y a plus rien (album Seul en scène). Il dit : "Sous les pavés il n’y a plus la plage / Il y a l’enfer et la Sécurité".
  • En 1978, Daniel Cohn Bendit, figure du mouvement de la contestation de Mai 68 lance à Francfort un magazine politico-culturel anarchiste qu'il titre "Pflasterstrand", traduction en allemand de "Sous les pavés, la plage".
  • En 1993, chez Fnac Music Production, en distribution chez WMD, paraît une compilation CD intitulée Sous les Pavés...La Plage sous-titrée Les tubes de Mai 68 et comprenant 23 chansons. Elle est éditée en partenariat avec la revue Le Nouvel Observateur.
  • En 1994, Gilles Caron publie un recueil de textes sous le titre Sous les pavés la plage : Mai 68 vu par..., Sirene.

Articles connexes



See also




Unless indicated otherwise, the text in this article is either based on Wikipedia article "Sous les pavés, la plage!" or another language Wikipedia page thereof used under the terms of the GNU Free Documentation License; or on original research by Jahsonic and friends. See Art and Popular Culture's copyright notice.

Personal tools