Madame d'Urfé  

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Train wreck at Montparnasse (October 22, 1895) by Studio Lévy and Sons.
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Train wreck at Montparnasse (October 22, 1895) by Studio Lévy and Sons.

Jeanne Camus de Pontcarré, par son mariage Jeanne de la Rochefoucauld, marquise d’Urfé (1705 - Template:Date), était une veuve excentrique, férue d’occultisme et d’alchimie. Riche et crédule, elle est plus connue comme la Madame d’Urfé (parfois Madame Durfé) de la biographie d’aventuriers du Template:S- comme le comte de Saint-Germain, le comte de Cagliostro, et Casanova.

Contents

Biographie

Vie

Jeanne Camus de Pontcarré, née en 1705, est la fille de Nicolas Pierre Camus de Pontcarré, premier président du Parlement de Rouen.

Elle se marie le Template:Date avec Louis-Christophe de Lascaris d’Urfé de la Rochefoucauld (1704-1734), marquis de Langeac (aussi appelé Louis Christophe de la Rochefoucauld-Lascaris, marquis de Langeac et d’Urfé ; ou Louis-Christophe de la Rochefoucaud de Lascaris d’Urfé, marquis d’Urfé et de Langeac). Ils ont trois enfants :

  • Alexandre-François (ou Jean-Antoine-François), marquis de Langeac (né en 1733 ; mort le Template:Date)
  • Adélaïde-Marie-Thérèse, marquise de Bagé et de Langeac, comtesse de Saint-Just (née le Template:Date ; mariée le Template:Date avec Alexis-Jean, marquis du Châtelet-Fresnières (?-1761) ; morte en ?)
  • Agnès-Marie de la Rochefoucaud de Lascaris d’Urfé (née le Template:Date ; mariée le Template:Date avec Paul-Édouard Colbert, comte de Creuilly (?-1756) ou Paul-Édouard d’Estouteville ; morte le Template:Date).

En 1734 son mari meurt, la laissant à vingt-neuf-ans la maîtresse de consacrer à sa guise son temps et sa fortune à ses entreprises alchimiques (elle est décrite par la Marquise de Créquy comme Template:Guil), avant de la dilapider avec des aventuriers occultistes (Template:Guil, rapporte encore la Créquy).

Madame d’Urfé rencontre ainsi le Comte de Saint-Germain (voir section dédiée), puis le Comte de Cagliostro (voir section dédiée). En 1757, elle habite à Paris sur le quai des Théatins (quai Voltaire depuis 1791) à côté de l’hôtel de Bouillon (actuellement le 17 du quai Malaquais), où elle rencontre Casanova (voir section dédiée). En 1763, elle sera exploitée par Giacomo Passano, ex-complice de Casanova qui les a brouillés pour la récupérer.

En plus de ses recherches ésotériques, Madame d’Urfé entendait des voix et se croyait en communication régulière avec des esprits ; Casanova évoque plusieurs fois le fait dans ses Mémoires, ainsi que la Grande Landgrave, Caroline de Hesse (1721-1774, épouse de Louis IX de Hesse-Darmstadt), qui écrit le Template:Date Template:Guil.

Madame d’Urfé meurt le Template:Date

Une ancienne source donne le Template:Date (Annales de la Société Jean-Jacques Rousseau, vol. 15 (1923), p. 100), mais toutes les autres sources donnent le Template:Date (Louis J. Courtois, Chronologie critique de la vie et des œuvres de Jean Jacques Rousseau, 1924, p. 100[1] ; le « Répertoire » de l’éd. La Sirène des Mémoires de Casanova, 1924-1933, repris pour l’éd. Bouquins de Histoire de ma vie, 1993 ; Georges Martin, Histoire et généalogie de la maison de La Rochefoucauld, 1975, p. 125[2] ; André Vernet, Études médiévales, 1981, p. 85[3]) </ref > à soixante-dix ans.

Saint-Germain

Template:Guil en dit la Créquy

Cagliostro

Template:... Template:Guil en dit la Créquy<ref name="Créquy-III-IV"/>

Casanova

Template:... Vers la mi-1757, Casanova soigne avec succès la sciatique de Nicolas de la Tour d’Auvergne (1720-?) avec un pentagramme et quelques paroles magiques ; enthousiasmé, ce dernier le présente à sa tante férue d’occultisme, la marquise d’Urfé.

D’après ses propres Mémoires, Casanova lui fait croire qu’il a des pouvoirs et accepte de chercher le moyen de la faire renaître dans un nouveau corps ; Mme d’Urfé, par ailleurs son amante occasionnelle, financera ainsi ses voyages et ses recherches, lui donnant aussi des adresses et des lettres de recommandation (Template:Guil en dit la Créquy<ref name="Créquy-III-IV"/>).

En 1763, elle presse Casanova d’effectuer enfin sa régénération ; ce dernier lui propose de la mettre enceinte d’elle-même durant une cérémonie de triolisme magique, afin qu’elle accouche d’un mâle (censé détenir plus de pouvoirs occultes) dans lequel son âme transmigrera à l’accouchement. La rupture aura lieu la même année quand un ancien complice de Casanova lui dénonce toutes ses supercheries afin de devenir son nouveau sorcier. (Dans ses Mémoires, Casanova dissimule cette rupture en alléguant de la mort de Mme d’Urfé cette année-là.)

Sources

Sources générales
Généalogie et état-civil
  • Auguste Joseph Bernard, Les d’Urfé, Paris, 1839, p. 81 et 82 en ligne
  • Histoire Passion (Pierre), Template:Guil, www.histoirepassion.eu, révision du 19/11/2007, consulté en 2008
  • Miroslav Marek, Template:Guil, genealogy.euweb.cz, révision du 6 novembre 2003, consulté en 2008
Sources non consultées (pistes indicatives)
  • A. Compigny des Bordes, Casanova et la Marquise d’Urfé, éd. Champion, Paris, 1922
  • Lorenzo da Ponte, Mémoires, Jonquières, 1931, p. xx-xxi et 145
  • Charles Samaran, Jacques Casanova Vénitien, chap. XIII




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