Manhood: A Journey from Childhood into the Fierce Order of Virility
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Manhood: A Journey from Childhood into the Fierce Order of Virility is a book by French writer Michel Leiris, written in the early 1930s, first published as L'Âge d'homme in 1939. It was translated from French by Richard Howard in 1992. Susan Sontag dedicated a chapter to it in Against Interpretation. The pendant paintings of Judith and Lucretia on the cover of this edition (ISBN 0226471411) are by Northern Renaissance painter Lucas Cranach.
"Although initially unsuccessful, it attracted considerable attention after World War II. Manhood told of Mr. Leiris's feelings of inadequacy, his sexual fantasies, his hypochondria, and what he saw as his physical ugliness and his cowardice." (Dennis Cooper, 2008)
French text
L’Âge d’homme est un récit autobiographique de Michel Leiris, publié en 1939 et considéré comme son œuvre majeure.
L’Âge d’homme est le premier texte littéraire de Michel Leiris à aborder l'autobiographie tout en renouvelant les règles du genre. Il a été écrit entre 1930 et 1935. Il est dédié à Georges Bataille qui est à l'origine de ce livre.
Commencé à trente-quatre ans, après une cure psychanalytique, ce récit retrace la vie de son auteur avec le regard rétrospectif de l'autobiographie. Mais le pacte de vérité qu'il sous-entend revêt une forme particulière du fait de l'expérience analytique. En effet, la liberté de ton dont use Leiris n'est pas sans rappeler l'absence de censure du discours analytique à laquelle le patient se prête durant la cure : l’Âge d’homme révèle ainsi les obsessions de l'auteur, morbides et sexuelles, avec une lucidité qui n'exclut pas l'autodérision, comme en atteste l'autoportrait des premières pages. Centré essentiellement sur l'enfance et la jeunesse de Leiris, le récit se veut aussi et surtout une interprétation de l'existence. À l'aune des figures mythologiques qui symbolisent son rapport au monde – Judith et Lucrèce notamment –, Leiris effectue un parallèle constant entre les épisodes de sa vie et ces deux icônes entre lesquelles sa vie balance, celle de la dévoratrice et celle de la femme blessée. Divisée en huit chapitres, l'autobiographie se clôt au moment où Leiris pense avoir atteint l'âge d'homme, qui se confond, pour lui, avec la naissance de sa vocation d'écrivain.
Fin 1945, il revient sur cette œuvre dans un court texte, De la littérature considérée comme une tauromachie, où il compare sa prise de risque dans la description autobiographique de son intimité à celle d'un torero lors d'une corrida.
