Jeanne Testard  

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 This page Jeanne Testard is part of the Marquis de Sade series  Illustration: Portrait fantaisiste du marquis de Sade (1866) by H. Biberstein
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Illustration: Portrait fantaisiste du marquis de Sade (1866) by H. Biberstein

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Train wreck at Montparnasse (October 22, 1895) by Studio Lévy and Sons.
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Train wreck at Montparnasse (October 22, 1895) by Studio Lévy and Sons.
Sadeian women, Sade in prison

Jeanne Testard was a Parisian fan-maker and prostitute. On October 18 1763 Marquis de Sade hires Testard via the procuress du Rameau. In the early hours of October 19, Testard complains to the police about Sade's blasphemies and his verbal assault.

On October 29, Sade is arrested and imprisoned in at Vincennes by means of a lettre de cachet. The motif is « débauches outrées en petite maison ... suite à des excès dans une Maison close ».

It is to be noted that blasphemy was a serious offense during that time, when catholicism was the official state religion. Contemporaries such as Jean-François de la Barre paid such offenses with their life.

Declaration of Testard

In the night of 18 to 19 October 1763, Jeanne Testard declares that:

" Contre deux Louis d'or elle a été conduite près de la rue Mouffetard (...) dans une petite maison a porte cochère peinte en jaune, avec chardons de fer au-dessus ; qu'étant arrivés, il la fait monter dans une chambre au premier étage, et après avoir fait descendre au rez-de-chaussée son Domestique qui l'avait suivi, il a fermé la porte de ladite chambre à clef et aux verrous ; et (...) il lui a d'abord demandé si elle avait de la religion, et si elle croyait en Dieu, en Jésus-Christ et à la Vierge ; à quoy elle a fait réponse qu'elle y croyait, et qu'elle suivait autant qu'elle le pouvoit la Religion Chrétienne dans laquelle elle avait été élevée. A quoy le Particulier a répliqué par des injures et des blasphèmes horribles, en disant qu'il n'y avait point de dieu, qu'il y en avait fait l'épreuve, qu'il s'était manualisé jusqu'à pollution dans un calice qu'il avait eu pendant deux heures à sa disposition dans une chapelle, que J.C. étoit un J. F. Et la Vierge une B... Il a ajouté qu'il avoit eu commerce avec une fille avec laquelle il avait été communier, qu'il avoit pris les deux hosties, les avait mises dans la partie de cette fille et qu'il avait vu charnellement, en disant : Si tu es Dieu venge toy ; qu'ensuite il lui a proposé de passer dans une pièce attenant ladite chambre en la prevenant qu'elle aloit voir quelque chose d'extraordinaire ; que luy ayant dit qu'elle était enceinte et qu'elle craignait de voir des objets capables de l'effrayer, il a répliqué que ces objets ne l'épouvanteraient pas, et en même temps il la fait passer dans la chambre voisine, et s'y est enfermé avec elle ; qu'en y entrant elle a été frappée d'étonnement en voyant quatre poignées de verge et cinq martinets de différentes formes, dont trois de cordes, un de fil de laiton et un de fil de fer qui estoient suspendus à la muraille, et trois Christs d'yvoire sur leur croix, deux autres Christs en estampes, un Calvaire et une Vierge aussi en estampes, attachés et disposés sur les murs, avec un grand nombre de dessins et d'Estampes représentant des nudités et des figures de la plus grande indécence ; que luy ayant fait examiner ces différents objets, il lui a dit qu'il falloit qu'elle le fouettât avec le martinet de fer après l'avoir fait rougir au feu et qu'il la fouetteroit ensuite avec celui des autres martinets qu'elle voudroit choisir ; qu'elle n'a point consenti à ces propositions, quoiqu'il en ait fort pressée (...) "



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