Jean-François de La Harpe  

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Train wreck at Montparnasse (October 22, 1895) by Studio Lévy and Sons.
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Train wreck at Montparnasse (October 22, 1895) by Studio Lévy and Sons.

Jean-François de La Harpe (November 20 1739February 11 1803) was a French playwright, writer and critic, born in Paris of poor parents, best-known for his Prophétie de Cazotte.

Contents

Life

His father, who signed himself Delharpe, was a descendant of a noble family originally of Vaud. Left an orphan at the age of nine, La Harpe was taken care of for six months by the sisters of charity, and his education was provided for by a scholarship at the Collège d'Harcourt, now known as the Lycée Saint-Louis. When nineteen he was imprisoned for some months on the charge of having written a satire against his protectors at the college. He was imprisoned at Fort-l'Evêque.La Harpe always denied his guilt, but this culminating misfortune of an early life spent entirely in the position of a dependent possibly had something to do with the bitterness he evinced in later life.

In 1763, his tragedy of Warwick was played before the court. This, his first play, was perhaps the best he ever wrote. The many authors whom he afterwards offended were always able to observe that the critic's own plays did not reach the standard of excellence he set up. Timoleon (1764) and Pharamond (1765) were box-office and critical failures. Mélanie was a better play, but was never represented. The success of Warwick led to a correspondence with Voltaire, who conceived a high opinion of La Harpe, even allowing him to correct his verses.

In 1764, La Harpe married the daughter of a coffee house keeper. This marriage, which proved very unhappy and was dissolved, did not improve his position. They were very poor, and for some time were guests of Voltaire at Ferney. When, after Voltaire's death, La Harpe in his praise of the philosopher ventured on some reasonable, but rather ill-timed, criticism of individual works, he was accused of treachery to one who had been his constant friend.

In 1768, he returned from Ferney to Paris, where he began to write for the Mercure de France. He was a born fighter and had small mercy on the authors whose work he handled. But he was himself violently attacked, and suffered under many epigrams, especially those of Lebrun-Pindare. No more striking proof of the general hostility can be given than his reception in 1776 at the Académie française, which Sainte-Beuve calls his "execution". Marmontel, who received him, used the occasion to eulogize La Harpe's predecessor, Charles Pierre Colardeau, especially for his pacific, modest and indulgent disposition. The speech was punctuated by the applause of the audience, who chose to regard it as a series of sarcasms on the new member.

Eventually La Harpe was compelled to resign from the Mercure, which he had edited from 1770. On the stage he produced Les Barmecides (1778), Philoctete, Jeanne de Naples (1781), Les Brames (1783), Coriolan (1784), Virginie (1786). In 1786, he began delivering a course of literature at the newly-established Lycée. In these lectures, published as the Cours de littérature ancienne et moderne, La Harpe is considered to have been at his best, finding a standpoint more or less independent of contemporary polemics. He is said to have been inexact in dealing with the ancients and that he had only a superficial knowledge of the Middle Ages, but he was excellent in his analysis of seventeenth-century writers. Before the rise of Racine, Sainte-Beuve found La Harpe to the best critic of the French school of tragedy.

La Harpe was a disciple of the "philosophes", supporting their extreme party through the excesses of 1792 and 1793. In 1793, he returned to edit the Mercure de France, which blindly adhered to the revolutionary leaders. Nonetheless, in April 1794, La Harpe was seized as a "suspect". In prison he underwent a spiritual crisis which he described in convincing language, emerging an ardent Catholic and a political reactionary. When he resumed his chair at the Lycée, he attacked his former friends in politics and literature. He was sufficiently imprudent to begin the publication of his 1774-1791 Correspondance littéraire in 1801 with the grand-duke (and later emperor) Paul of Russia. In these letters he surpassed the brutalities of the Mercure.

He contracted a second marriage, which was dissolved after a few weeks by his wife. He died on February 11 1803 in Paris, leaving in his will an incongruous exhortation to his fellow countrymen to maintain peace and concord. Among his posthumous works was a Prophétie de Cazotte, which Sainte-Beuve pronounced his best work. It is a somber description of a dinner-party of notables long before the Revolution, in which Jacques Cazotte is made to prophesy the frightful fates awaiting the various individuals of the company.

Among his works not already mentioned are: Commentaire sur Racine (1795-1796), published in 1807; Commentaire sur le théâtre de Voltaire of earlier date (published posthumously in 1814); and an epic poem La Religion (1814). His Cours de littérature has been often reprinted; a notice by Pierre Daunou prefixes the 1825-1826 edition.

Œuvre littéraire de La Harpe

La Harpe a été un auteur dramatique abondant (mais non à succès), a composé des vers, de la prose, des compilations (une Histoire générale des voyages en 32 volumes) mais reste surtout connu comme pédagogue et critique littéraire.

Œuvres dramatiques

La Harpe a écrit de nombreuses pièces dont la plupart tombèrent et qui sont presque toutes complètement oubliées. Seules Warwick et Philoctète, imitée de Sophocle, eurent un certain succès.

Il faut faire une mention particulière de Mélanie, ou les Vœux forcés, que l'auteur fit imprimer en 1770 mais qui ne fut jouée que le 7 décembre 1791 au Théâtre-Français. Elle reste, selon Jacques Truchet, « la plus curieuse de ses pièces et la plus représentative de l'esprit du temps ». Le sujet – les vœux forcés – pouvait convenir à l'anticléricalisme que La Harpe affichait lorsqu'il composa cette pièce mais beaucoup moins à la censure du temps, ce qui explique qu'elle ne fut jouée qu'après la Révolution. Bien que présentée sous la forme d'une pièce en trois actes et en vers, Mélanie se rapproche du drame qui connaîtra la fortune qu'on sait à la fin du Template:XVIIIe siècle.

Ce rapprochement est d'autant plus piquant que La Harpe a toujours professé le plus grand mépris du drame, qu'il attaque violemment dans sa comédie Molière à la nouvelle salle, écrite pour défendre la Comédie-Française contre les théâtres concurrents.

Par ailleurs, sa Correspondance littéraire, adressée au grand-duc Paul de Russie, est truffée d'anecdotes théâtrales sur les acteurs et les pièces de son temps.

  • Le Comte de Warwick (créée au Théâtre français le 7 novembre 1763)
  • Timoléon (créée au Théâtre français le 1Template:Er août 1764)
  • Pharamond (1765)
  • Mélanie, ou les Vœux forcés (1770)
  • Olinde et Sophronie (1774)
  • Menzicoff, ou les Exilés (Fontainebleau, novembre 1775)
  • Les Barmécides (créée au Théâtre français le 11 juillet 1778. Elle n'a été représentée que onze fois<ref>Template:Ouvrage</ref>. Voltaire aurait dit à son auteur : Template:Citation).
  • Les Muses rivales, ou l'Apothéose de Voltaire (comédie en 1 acte et en vers libres, créée au Théâtre français le 1Template:Er février 1779)
  • Jeanne de Naples (créée le 12 décembre 1781)
  • Molière à la nouvelle salle, ou les Audiences de Thalie (créée le 12 avril 1782), comédie en un acte et en vers
  • Philoctète (créée le 16 juin 1783)
  • Coriolan (créée le 2 mars 1784)
  • Virginie (créée le 11 juillet 1786)

Œuvres critiques

Le principal ouvrage de La Harpe est son Lycée ou Cours de littérature (paru en 1799), qui rassemble en 18 volumes les leçons qu'il avait données pendant douze ans au lycée. C'est un monument de la critique littéraire. Même si certaines parties sont faibles – celle sur les philosophes antiques notamment – tout ce qui est dit sur l'art dramatique, de Corneille à Voltaire, est admirablement pensé et raisonné, même si c'est la pensée et le raisonnement d'un puriste souvent pointilleux. Les passages concernant les auteurs contemporains, dans lesquels La Harpe attaque avec vigueur le parti philosophique, sont souvent d'une grande drôlerie.

  • Commentaire sur Racine (1795-1796, publié en 1807)
  • De la Guerre déclarée par nos nouveaux tyrans à la raison, à la morale, aux lettres et aux arts (1796)
  • Réfutation du livre de l'Esprit d'Helvétius (1797)
  • Du Fanatisme dans la langue révolutionnaire, ou de la Persécution suscitée par les barbares du Template:S- contre la religion chrétienne et ses ministres (1797)
  • Le Lycée, ou cours de littérature, 18 vol. (1798-1804)

Œuvres diverses

  • L'Alétophile ou l'ami de la Vérité (1758)
  • Héroïdes nouvelles, précédées d'un essai sur l'héroïde en général (1759)
  • Le Philosophe des Alpes, La Gloire (1762) : odes
  • La Délivrance de Salerne et la fondation du royaume des Deux-Siciles (1765) : poème
  • Mélanges littéraires ou épîtres philosophiques (1765)
  • Le Poëte (épître, prix de l'Académie française en 1766)
  • Éloge de Charles V (prix de l'Académie française en 1767)
  • Des Malheurs de la guerre et des avantages de la paix (discours, prix de l'Académie française en 1767)
  • La navigation (1768) : ode
  • Éloge de Henri IV (1769)
  • Éloge de Fénelon (prix de l'Académie française en 1771)
  • Éloge de Racine (1772)
  • Éloge de La Fontaine (1774)
  • Éloge de Catinat (1775)
  • Conseils à un jeune poète (1775)
  • Du Fanatisme dans la langue révolutionnaire, ou De la persécution suscitée par les barbares du 18ème Siècle contre la Religion Chrétienne et ses ministres (1797)
  • Éloge de Voltaire (1780)
  • Tangu et Filine, poème érotique (1780)
  • Abrégé de l'histoire générale des voyages, 32 vol. (1780)
  • Le Pseautier en français, traduction nouvelle, avec des notes... précédée d'un discours sur l'esprit des Livres saints et le style des prophètes (1797)
  • Correspondance littéraire adressée au grand-duc de Russie, 4 vol. (1801-1807)
  • Le Camaldule (1802)
  • Réponse d'un solitaire de La Trappe à la lettre de l'abbé de Rancé (1802)
  • Le Triomphe de la religion, ou le Roi martyr (1814) : poème héroïque
  • Commentaire sur le théâtre de Voltaire (publié en 1814)
  • Prédiction de Cazotte, faite en 1788 (1817)





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