Caroline Aupick  

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Train wreck at Montparnasse (October 22, 1895) by Studio Lévy and Sons.
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Train wreck at Montparnasse (October 22, 1895) by Studio Lévy and Sons.

Caroline Aupick (1793-1871) was the mother of French poet Charles Baudelaire (1821-1867).

Contents

Biographie

Caroline Dufaÿs est née le 27 septembre 1793 à Londres (paroisse Saint-Pancrace) d'émigrés français. Son père, Charles Dufaÿs, est un officier français, tué en 1795 pendant le débarquement de l’armée royaliste à Quiberon. Sa mère, Julie Foyot, est la fille d’un procureur au Parlement de Paris, Didier François Foyot, mort à Sézanne en 1797. Julie Foyot est morte en 1800 à Paris. Orpheline à sept ans, Caroline Dufaÿs est recueillie par l’avocat Pierre Pérignon.

En 1819, elle épouse à 26 ans Joseph François Baudelaire, âgé de 60 ans. En avril 1821 naît Charles Baudelaire. François Baudelaire meurt à Paris le 10 février 1827.

Le 8 novembre 1828, Caroline Dufaÿs se remarie à Paris avec le commandant Jacques Aupick. En 1830, ce dernier participe à l’expédition d’Alger, puis il est envoyé à Lyon réprimer la révolte des canuts. La famille revient à Paris en 1836. Jacques Aupick devient général de brigade en 1839, il devient commandant du département de la Seine, commandant de la Place de Paris, général de division et commandant de l’École Polytechnique en 1847, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Constantinople sous la Seconde République, ambassadeur à Madrid en 1851, sénateur en 1853. Le général Aupick meurt à Paris le 27 avril 1857, quelques semaines avant la parution des Fleurs du Mal.

Veuve une deuxième fois, Template:Mme Aupick vit à Honfleur, sur la Côte de Grâce. Elle y décède le 16 août 1871.

Relations mère-fils

Toute sa vie, Baudelaire aima passionnément sa mère. Enfant et adolescent, il s'entend bien avec son beau-père. Les relations familiales se dégradent quand, après son baccalauréat, Baudelaire accumule les dettes et décide d'être poète. A sa majorité, Baudelaire reçoit l'héritage de son père, environ 100 000 francs-or. En deux ans, il dépense la moitié de cette fortune. Caroline Aupick le fait alors mettre sous tutelle : en 1844, un notaire, Narcisse Ancelle, est nommé conseil judiciaire de Charles. Vers 1846, le général Aupick et son beau-fils rompent toute relation. Pendant une douzaine d’années, les relations entre Baudelaire et sa mère sont très conflictuelles. Mais Baudelaire ne renonce pas à intéresser sa mère à son œuvre. Leurs relations s’améliorent en 1858. Caroline Aupick admire le talent de son fils mais reste persuadée qu'il gâche son existence.

À partir de 1858, Template:Mme Aupick espère que son fils s’installera définitivement auprès d’elle à Honfleur. En 1859, Baudelaire séjourne à Honfleur, où il écrit Le Salon de 1859 et des poèmes, dont Le Voyage. Baudelaire affirme son intention de vivre avec sa mère. Mais en 1864, il part pour Bruxelles. Une attaque cérébrale, en mars 1866, le laisse paralysé et aphasique. Template:Mme Aupick ramène son fils à Paris, où elle l'installe dans une maison de santé. Baudelaire meurt le 31 août 1867.

Caroline Aupick et l’œuvre de Baudelaire

Template:Mme Aupick favorisera l’édition des Œuvres complètes de son fils chez Michel Lévy (1868-1870), édition préparée par le poète Théodore de Banville et l’écrivain Charles Asselineau. Deux poèmes des Fleurs du Mal concernent sa mère, évoquent l’époque où elle était veuve de François Baudelaire : Je n’ai pas oublié, voisine de la ville… où Baudelaire rappelle l’atmosphère d’une petite maison de campagne, à Neuilly-sur-Seine, où sa mère et lui avaient vécu en 1827 et La servante au grand cœur dont vous étiez jalouse… où Baudelaire accuse sa mère et s’accuse lui-même d’ingratitude envers la mémoire d'une servante morte. L'essai en partie autobiographique Morale du joujou évoque la mère du poète. Template:Mme Aupick est parfois mentionnée dans des textes regroupés sous le titre général de Journaux intimes (Fusées, Hygiène, Mon cœur mis à nu).

Bibliographie

  • Baudelaire, Correspondance, édition de Claude Pichois et Jean Ziegler, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2 vol., 1973.
  • Baudelaire, Œuvres complètes, édition de Claude Pichois, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2 vol., 1975-1976.
  • Catherine Delons, L’Idée si douce d’une mère, Charles Baudelaire et Caroline Aupick, Les Belles Lettres, 2011.
  • Claude Pichois et Jean Ziegler, Baudelaire, Paris, Julliard, 1987, rééd. Paris, Fayard, 2005.
  • Claude Pichois et Jean-Paul Avice, Dictionnaire Baudelaire, Du Lérot, 2002.




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