Allegation of Sade's death and affirmation that he was the author of Justine in Le Tribunal d'Apollon
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Featured: Marquis de Sade: Man or monster? Illustration: Portrait fantaisiste du marquis de Sade (1866) by H. Biberstein |
The article[1] on Sade transcribed below originally appeared in September 1799 in the libelle Le Tribunal d'Apollon. The article erroneously declared the Sade dead, and complained to the authorities that they underestimated the success of Justine.
- "Le nom seul de cet infâme écrivain exhale une odeur cadavéreuse qui tue la vertu et inspire l’horreur. Il est auteur de l'atroce roman Justine ou les Malheurs de la vertu, en 4 vol. in -18, fig.
- On ne sait lequel mérite le plus d'être brûle ou de l'ouvrage ou de l'auteur , tous deux méritent d'être anéantis, et malheureusement ils ne le seront ni l'un ni l'autre ; il est donc vrai que,
- Le crime comme la gloire
- Conduit à l'immortalité
- On assure que de Sades est mort; mais ses sectateurs ne le sont pas. On dit qu'à Paris il s'est organisé une société de débauchés de sa trempe, qui mettent en pratique les affreux préceptes énoncés dans son livre. Observateurs actifs et utiles de la police, voilà le cas de veiller ! Vous croyez que l'ouvrage ne se vend pas. Vous êtes dans l'erreur. Anéantissez les productions de de Sades, et qu'un arrêt flétrisse sa mémoire : il a mérité la roue."
A similar article had appeared by presumedly the same author in l'Ami des Lois on August 29 of that same year.
On 24 September (2 vendémiaire an VIII) the journal l'Ami des Lois publishes Sade's response.
LE CITOYEN SADE DANS LE JOURNAL L'AMI DES LOIS A L'AUTEUR DU TRIBUNAL D'APOLLON
- Non, je ne suis pas mort et ce serait muni d'un vigoureux bâton, que je devrais imprimer sur tes épaules la preuve non équivoque de mon existence. Je le ferais, sans doute, sans la crainte de m'empester en approchant ton méphytique cadavre. Toutes réflexions faites, le mépris est la seule arme dont un honnête homme doive repousser les platitudes d'un gredin tel que toi. Il est faux que je sois l'auteur de Justine ; à tout autre qu'un sot de ton espèce, je prendrais peut-être la peine de le prouver, mais ce qui émane de ta bouche puante est si bête que la réfutation me déshonorerait plus que l'inculpation. L'être raisonnable, aboyé par les mâtins de ton espèce, crache sur eux et passe son chemin. Aboie donc, braie, hurle, distille ton venin : l'impossibilité où tu es, comme le crapaud, de pouvoir lancer plus loin que ton nez, et le faisant retomber sur toi, te couvrira toujours seul du poison dont tu voudrais souiller les autres ..."
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